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La pensée foisonnante des hauts potentiels : si tout le monde pouvait l’entendre comme Christel Petitcollin !

Christel Petitcollin, à travers son expérience et sa vision du haut potentiel, nous explique pourquoi cela dysfonctionne parfois !

Dans une émission récente de France Bleu Occitanie, l’invitée Christel Petitcollin, conseillère, formatrice en communication et développement personnel, conférencière et auteure, donne son éclairage sur certaines caractéristiques de la pensée, sujettes parfois à controverses, attribuées au haut potentiel.

L’un de ses chevaux de bataille est le concept de « pensée foisonnante« , ou « pensée complexe arborescente », qu’elle a développé dans plusieurs ouvrages.

Avec les coudées franches, elle décrit plus largement dans la vidéo de la librairie Mollat que nous vous proposons ci-dessous, à quel point il est dommage et regrettable de ne pas mieux intégrer ces façons d’être dites atypiques (surefficience, haut potentiel, pensée divergente).

Le constat : surefficience, pensée foisonnante

Selon elle, le terme le plus approprié pour définir les personnes à haut potentiel serait celui de personnes surefficientes, dotées de capacités accrues leur permettant de percevoir de façon plus intense différentes stimulations liées à leur environnement. Je partage assez son avis et aurais tendance à décrire le haut potentiel tel qu’il se manifeste chez mes proches comme une forme d’hyperacuité générale, tant sur le plan intellectuel que de la sensibilité en général.

Un enfant qui pense trop a les 5 sens plus développés, plus fins, plus en alerte que la moyenne des gens,… ils captent tellement de choses ces gamins.

https://www.youtube.com/watch?v=qlcl10xmhzI

Je pense par contre qu’il est utile, dans le doute, de procéder le plus tôt possible aux tests de QI afin d’éliminer une zone d’incertitude entre haut potentiel (avec ou sans hypersensiblité) et hypersensibilité non associée à un haut potentiel, ou autres troubles ou manifestations comportementales avec des « symptômes » apparents trompeurs qui nécessiteront des démarches ou suivis différents.

La faille ! Vraiment ? De qui ?

Mais avant tout, et c’est pourquoi je vous propose cette vidéo, Christel Petitcollin, avec sa liberté de ton qui nous réjouit, a le mérite de dénoncer les failles implacables du système scolaire et le manque général d’écoute et de bon sens qui sont autant de freins à l’épanouissement de beaucoup d’enfants, dont les HPI !

On les rééduque longuement pour qu’ils deviennent des normaux-pensants ou des neurotypiques, ce qu’ils ne pourront jamais être de toutes façons.

Elle fait un constat affligeant, dur à entendre, confirmé par les dernières enquêtes, sur le niveau scolaire et l’incapacité du système français actuel à combler les besoins des enfants à haut potentiel par manque de souplesse et d’individualisation très probablement, et surtout, à mon avis, par paresse intellectuelle face à des enfants qui ne demandent qu’un peu d’attention.

Les autres enfants vont bien, enfin les pauvres, ils se débrouillent avec le système scolaire… les petits pense-trop ne peuvent pas s’en sortir avec ce système qui pose problème pour tout le monde.

Parmi les conséquences néfastes viennent en premier lieu l’ennui, l’agitation, certaines formes d’échec ou de troubles, le harcèlement, la phobie scolaire.

La pensée complexe a besoin de créativité, de complexité, d’être utilisée comme elle est conçue pour fonctionner. Quand les pense-trop ont le cerveau bien occupé, au niveau qui est le leur, leur cerveau est heureux et il ne pense plus à ruminer.

Je partage avec elle l’idée qu’il faut apprendre le plus tôt possible aux enfants concernés comment ils fonctionnent afin qu’ils vivent le mieux possible avec leurs caractéristiques propres et puissent assumer une singularité qui n’est pas un défaut, bien au contraire. Un enfant qui sait pourquoi il raisonne différemment, pourquoi il se sent parfois à l’écart, pourquoi il s’ennuie – même si en soi le simple fait de savoir ne suffit pas à son épanouissement – vivra malgré tout mieux son décalage et pourra tenter de trouver des parades à ses problèmes et assumer une forme de singularité.

Les enfants ont une faculté, comme ils sont encore petits et pas trop souffrants, à se réapproprier ce qu’ils sont et à en faire bon usage très vite.

En leur donnant le plus tôt possible le mode d’emploi, précaution hélas nécessaire dans un modèle éducatif standardisé, nous évitons principalement 2 écueils :

  • l’incompréhension de la demande et l’échec lié à cette incompréhension
  • la dégradation de l’estime de soi liée au fait d’avoir l’impression de ne pas correspondre au moule

Cet exemple donné par Christel Petitcollin aux enfants à haut potentiel à l’école me semble très judicieux :

C’est comme si l’école était au rez-de chaussée et ton cerveau au 3ème étage : quand tu n’as pas compris quelque chose, que fais-tu ? Tu compliques et tu montes au cinquième étage ! Redescends au rez-de-chaussée, pose toi la question, si c’était tout bête ?

Évidemment, pour éviter ces désagréments, nous préférerions tous que le cerveau des enfants trop-pensants, soit, au moins de temps en temps, au bon étage ! Mais la prise de conscience réelle d’un décalage certain associée à la probabilité que de temps à autre coexistent des périodes de « phase » s’avère être le minimum nécessaire pour un « moins mauvais » départ !

Parents dans l’incertitude, surtout en présence d’un enfant qui semble se flétrir, n’hésitez pas à lever le doute.

Merci Madame Petitcollin pour votre indépendance et pour votre regard bienveillant à l’égard des enfants à haut potentiel non dysfonctionnels !

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