Recherche

Un témoignage rassurant

Agnès, maman d’un jeune surdoué de 9 ans, nous livre son expérience positive et rassurante pour les parents inquiets.

Les enfants et les adultes surdoués sur France Bleu

Pour de nombreuses raisons, qui doivent autant aux réelles difficultés rencontrées par les enfants précoces à l’école et dans leurs relation avec les autres qu’au discours historique des médias et des associations, l’idée est très répandue dans la population que la précocité intellectuelle serait un fardeau à porter, voire un handicap. Nous-mêmes, nous y contribuons au quotidien par la multiplicité d’appels au secours postés sur nos forums. Pour autant, notre état d’esprit est tout autre et, si nous ne nions pas les problèmes, nous souhaitons aussi faire évoluer le regard trop souvent ultra-pessimiste et inutilement anxiogène porté sur les enfants précoces.

C’est pourquoi, lorsqu’un témoignage positif est publié, nous n’hésitons pas à le mettre en avant. C’est le cas aujourd’hui de ce texte publié sur le site Maxi-Mag.fr.Rédigé à la première personne au nom d’Agnès, maman de trois enfants, qui nous parle de son expérience avec le second d’entre-eux, Louis, aujourd’hui âgé de 9 ans et solarisé en CM2.

Louis a toujours été un enfant très perspicace. Il a un frère de 2 ans son aîné et il est vrai que j’ai tout de suite vu la différence notamment dans sa façon de s’exprimer car sur le plan de la motricité il était moins doué que son frère au même âge. Etant d’origine américaine, je lui ai appris à parler l’anglais. A 1 an et demi, il pratiquait couramment le français et l’anglais et s’exprimait très bien. Je me souviens par exemple qu’il utilisait régulièrement le conditionnel… ce qui n’était pas le cas de son frère à cet âge là. En moyenne section, il a appris à lire tout seul dans son coin. Il avait des réflexions incroyables pour son âge. A 6 ans, il m’a dit « micro ça veut bien dire petit ? C’est pour cela que l’on dit un microbe, un microscope… » J’étais épatée. Je lui ai donc expliqué ce que l’on appelle la racine des mots. Du coup, il s’amusait régulièrement à décomposer les mots et à trouver leur signification.

Agnès nous livre de nombreux signes qui lui ont peu à peu fait prendre conscience de la différence du petit Louis, à la maison et à l’école. Prise de conscience qui l’a amené à prendre contact avec l’AFEP..

… une association spécialisée dans les enfants précoces, qui proposait des ateliers scientifiques auxquels Louis souhaitait participer. Ils m’ont mis en contact avec un psychologue afin de lui faire passer un test de QI.  Au début, je n’étais pas vraiment pour mais comme il fallait le faire absolument pour que Louis puisse participer aux ateliers, j’ai accepté. Louis a donc passé les tests qu’il a trouvé « amusants » et nous avons eu tout de suite le résultat : 154 (le maximum c’est 160). Sachant qu’en moyenne un enfant a 100 de QI, Louis était considéré comme un enfant profondément précoce.

On découvre à travers la suite de ce témoignage les adaptations qui ont été mises en place pour aider Louis à suivre une scolarité normale, de rassurantes précisions sur ses relations sociales et une ouverture sur l’avenir. Vous trouverez des pistes intéressantes dans les actions entreprises par la famille pour favoriser le développement harmonieux du jeune garçon.

J’ai voulu vous présenter ce témoignage non seulement pour redonner un peu d’espoir aux parents qui rencontrent de grandes difficultés avec leurs enfants, mais aussi pour rassurer celles et ceux d’entre vous qui découvrent le sujet et se posent des questions sur la meilleure manière d’agir. Le témoignage d’Agnès nous démontre que, même avec un très haut potentiel, un enfant peut être épanoui à l’école, avoir des camarades et une vie bien équilibrée, à condition, il est vrai, que tous les adultes qui l’entourent agissent dans le même sens et prennent conscience de ses besoins.

Je souhaite bonne chance au petit Louis pour le collège, en espérant que son parcours exemplaire se poursuive encore de longues années, comme c’est le cas pour un bon tiers des enfants précoces, il faut le rappeler.

Lire l’article complet sur le site Maxi-Mag.fr

3 commentaires

  1. Bonjour,

    J ai un adolescent de 14 ans ,qui ne veut plus aller à l école c est un enfant hétérogène,qu 130 ,je suis désemparée,nous sommes tous les jours en confrontation
    J ai besoin d aide

  2. Merci pour cette article très positif. Ca fait du bien !
    Agnès est une maman extra ! Merci à elle pour ce beau témoignage. J’aime beaucoup les mots qu’elle utilise pour parler de son petit Louis.
    A travers eux je vois mon petit bonhomme de 7 ans précoce lui aussi qui comme Louis a de belles relations avec ces camarades. Ensemble ils forment une belle petite équipe qui adore se retrouver en dehors de l’école pour s’amuser et au sein de laquelle mon petit « speedy » s’épanouie pleinement.
    Il est heureux et plein de vie. Il demande beaucoup de temps et d’attention et pose sans arrêt des questions. J’essaie d’y répondre le plus souvent possible (vive internet 🙂 !) mais parfois c’est épuisant ! Sa curiosité semble sans fin !
    Mais comme le dit si joliment Agnès : Non, nous ne poussons pas nos enfants nous leur courons après !

    PS : Merci beaucoup pour votre site qui m’aide chaque jour à mieux comprendre mon petit garçon et qui est à l’origine de ma prise de conscience de sa haute potentialité. Bravo pour votre travail !

  3. On se retrouve dans votre témoignage et c’est positif, ce qui est peut être anxiogène tous les ans à chaque rentrée c’est de se demander si l’enseignant va être capable de gérer le problème de nos enfants, dès fois de belles rencontres et des choses positives et parfois ça casse…. Et là c’est difficile, cette année ma fille est cassée après chaque cours de musique, ou avant saignement du nez la nuit, vomissements, ou en larmes au retour pourquoi ? son professeur de musique du collège oblige les adolescents à chanter debout devant toute la classe en dansant , seul ou parfois ou par petit groupe (demain par exemple une fille et un garçon qui doivent chanter une chanson d’amour face à face en mettant les émotions et les gestes) pour n’importe quel adolescent c’est déjà pas facile mais pour un enfant zèbre avec des problèmes relationnelles… Et en essayant la diplomatie avec ce professeur, j’ai eu le droit au discours « vous faites n’importe quoi avec votre fille, il faut la secouer l’obliger, elle se sentira beaucoup mieux…… » et là on a le sentiment d’être seul au monde et que ce monde est bien noir. Il faut y croire et garder le moral, elle a beaucoup de 19/:20 , avoir un zéro est une nouvelle expérience….

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.