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Comment gérer l’empathie chez les enfants à haut potentiel ?

L’empathie est un trait de caractère positif largement partagé par les enfants surdoués mais qui, mal maîtrisé, peu parfois se révéler un brin envahissant. Arielle Adda nous livre quelques pistes pour mieux la canaliser.

Autisme et haut potentiel, quel lien ?

Dans une nouvelle chronique pour le Journal des femmes, Arielle Adda explore un trait souvent associé aux enfants doués : une empathie profondément ancrée, qui va souvent bien au-delà de la simple compassion. Cette empathie se manifeste par une sensibilité intense aux émotions et à la souffrance d’autrui — qu’il s’agisse aussi bien d’une fleur qui se fane que d’un camarade blessé — et fait partie intégrante de leur personnalité. Cette capacité les pousse à ressentir avec force des situations qui laisseraient d’autres enfants indifférents et les conduit à s’émouvoir sincèrement pour tout ce qui touche à l’intégrité d’un être vivant.

Pour Arielle Adda, cette empathie est une force mais peut aussi représenter une vulnérabilité. Du côté positif, les enfants surdoués, par leur faculté à percevoir des émotions même subtiles ou refoulées, sont souvent très compréhensifs et capables de réactions fines et adaptées aux besoins des autres. Ils comprennent les non-dits et savent interpréter les signaux émotionnels avec précision.

Mais cette même empathie peut également constituer un fardeau : sans une bonne gestion émotionnelle, elle expose ces enfants à une souffrance qui peut être intense (par exemple en se mettant à la place de quelqu’un dans la douleur) et les rend plus vulnérables à l’influence d’adultes ou de pairs malveillants qui exploitent cette sensibilité sans scrupules. L’absence de remords chez certains, comparée à l’hypersensibilité des empathiques, souligne l’écart entre ces deux extrêmes.

Pour aider ces enfants, la psychologue spécialisée insiste sur l’importance d’apprendre à maîtriser ses émotions : une empathie excessive peut être canalisée grâce à des techniques de gestion émotionnelle — physiques et mentales — analogues à des entraînements sportifs. Cette maîtrise n’ôte pas la capacité d’empathie à l’enfant, ce qui serait dommage, mais aide à la rendre plus constructive que destructrice. L’encouragement à utiliser cette empathie avec discernement peut faciliter les relations sociales, prévenir les malentendus et contribuer à un climat apaisé dans le groupe.

Lire la chronique d’Arielle Adda sur le Journal des femmes

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