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Haut potentiel : une spécificité qui mérite que l’on s’y intéresse dès le plus jeune âge

Occuper différemment l’élève à haut potentiel est une nécessité inhérente à son rapport à l’apprentissage. Au Canada, découvrons comment une école attentive favorise l’épanouissement de ses élèves.

Aider chaque enfant à développer son potentiel

L’accompagnement de l’enfant et de l’élève à haut potentiel fait l’objet de beaucoup d’études et d’expérimentations au Canada. Découvrons ensemble à travers un article de Radio-canada les bénéfices mutuels tirés par les élèves et les enseignants du fait de porter une attention particulière aux besoins de ces enfants dès leur plus jeune âge.

Au cœur du sujet de la douance (ou haut potentiel), se trouve la notion d’apprentissage. En effet celle-ci revêt un sens et une importance différents selon que l’on soit ou non à haut potentiel, ou doté de toute autre caractéristique qui pèse positivement ou négativement sur les possibilités d’apprentissage de l’enfant.

Deux élèves issus du projet pilote mené par l’école du Sacré Cœur au Canada expriment en quoi ils se sentent différents des autres élèves et pourquoi ils ont besoin d’être soutenus par des projets annexes, qui entretiennent leur motivation et favorisent un apprentissage réel et non supposé.

Moi, j’apprends plus vite, je comprends plus vite et je suis capable d’emmagasiner beaucoup d’information en même temps. J’adore apprendre. Les profs répètent pour les autres élèves, et moi, je ne peux plus apprendre parce que je le sais déjà. J’ai beaucoup moins de plaisir à l’école à cause de ça, raconte Nalyane Lefebvre.

Ce qui occupe Amédé, c’est la conception d’un robot en Lego qu’il peut contrôler avec un iPad. Ça me stimule, au lieu de niaiser les autres, de faire des choses qui peuvent nuire à la classe. Je fais d’autres trucs qui m’occupent et qui m’aident à apprendre.

La difficulté réelle il me semble est d’admettre qu’au sein de systèmes scolaires divers et variés dont l’objectif principal reste la transmission de savoirs et l’acquisition de méthodes d’apprentissage, certains élèves puissent vivre de réels manques dont ils sont les premiers à souffrir. Cette constatation n’est jamais à prendre comme une critique, mais comme un simple état de fait auquel il faut pouvoir remédier afin que le haut potentiel ne devienne ni une source de souffrance ni une source d’échec.

Mon conseil sur ce point est de ne pas négliger la parole de l’enfant, ni celle de ses parents, lorsque l’ennui est mis en avant comme principale source de difficulté d’un enfant.

Un oeil averti et une écoute attentive permettront de se poser les bonnes questions lorsque l’enfant :

  • dit qu’il s’ennuie en classe, n’a rien appris, sait déjà faire,
  • ne rapporte aucune activité intéressante à ses yeux,
  • se retrouve seul, s’écarte du groupe, n’a pas d’amis,
  • semble distrait, rêveur,
  • manifeste des signes d’agitation, en particulier devant la répétition,
  • a des demandes et comportements différents de la majorité des enfants du même âge.

Ces points d’attention sont valables pour l’école, mais concernent aussi toutes les autres occupations des enfants (familiales, extra-scolaires…).

L’enfant à haut potentiel a en effet un besoin vital de vivre des situations de découverte, d’effort, qui le mettent en posture d’apprentissage ou lui permettent d’exprimer une forme de créativité. Et ce dès le plus jeune âge. Il n’en est pas forcément conscient, c’est pourquoi il a besoin d’être entouré d’adultes attentifs (parents, enseignants, personnel éducatif et médical) qui soient capables de compiler différents indices afin d’être reconnu et bien accompagné lorsque les premiers signes du haut potentiel pointent le bout de leur nez.

Lire l’article sur le site de Radio Canada

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