22 janvier 2012 à 16h48
Bonjour,
Vos médecins ont entièrement raison. Les difficultés qui risquent de se poser à l’entrée à l’école maternelle sont de 2 ordres :
– décalage avec les autres enfants dont le niveau de langage est moins « évolué », plus bébé, et donc incompréhension. Mon fils aîné a renoncé à parler aux autres enfants au bout de 15 jours d’école car ils ne se comprenaient pas.
– ennui du fait de ses acquis : activités centrées sur l’apprentissage des couleurs, des formes, des tailles… et la lecture est à peine abordée…
Le piège est souvent de dire à l’enfant qu’il va apprendre plein de choses à l’école, d’où dans le cas de nos enfants de grandes attentes qui sont déçues.
Il est trop tôt pour consulter un spécialiste, par contre vous pouvez au moment de l’inscription vous risquer à dire que votre enfant connaît déjà les lettres, les couleurs…et s’il y a moyen obtenir une inscription dans une classe à double niveau petite/moyenne section, elle pourra au moins fréquenter des enfants plus grands.
Sinon l’encourager à pratiquer des activités manuelles, bricolage, chant, motricité, jeux (ils sont nombreux en maternelle, si votre fille y prend du plaisir cela peut fonctionner), mais surtout éviter de dire « tu vas apprendre…. » et rester attentive et prête à réagir le moment venu.
Vous pouvez aussi la préparer en l’emmenant voir du monde, parcs, bibliothèques…pour l’habituer au contact avec les autres enfants et peut être tisser un lien avec un/une enfant qui risque d’aller à l’école avec elle.
En attendant pas de panique, vous avez une fille épanouie et la précocité, avec ses inconvénients, reste une chance, et tout peut aussi bien se passer. L’important à ce stade est de ne pas lui mettre de pression , ni à vous, laisser là entrer tranquillement à l’école sans donner trop d’importance à la chose (ce qu’on fait en général pour les motiver, lui dire plutôt « tu verras autre chose qu’à la maison ») et restez à l’écoute !